
La lombalgie
L’ensemble des douleurs de la zone lombaire (bas du dos) est appelé « lombalgie ».
On retrouve différentes pathologies au sein de cet ensemble comme les discopathies, l’arthrose vertébrale, les formes d’arthrite vertébrale, les lumbagos, les DIVM (dérangement intervertébral mineur), les compressions nerveuses, les infections, les tumeurs, les fractures vertébrales…
C’est une pathologie pluri-factorielle. Elle va dépendre de la condition musculaire et neuro-musculaire, articulaire, mais les facteurs psycho-sociaux jouent un role important également. Tous ces aspects devront être considérés lors de la prise en charge par vote thérapeute.
De manière générale, la lombalgie est le résultat d’une condition musculaire, discale et vertébrale dégradée. Un manque de contrôle et de force musculaire combiné à un amincissement du disque intervertébral amènent des risques de blessures importantes. S’en suit le fameux cercle vicieux de la lombalgie illustré ci-dessous.

Quels types de douleurs peuvent être provoquées par la lombalgie?
– Douleurs aigües locales : la zone problématique est douloureuse. Une inflammation locale musculaire, articulaire ou encore ligamentaire, par compression.
– Douleurs projetées : la douleur se trouve à distance du site problématique. En général musculo-squelettique ou viscérale.
– Douleurs radiculaires : les douleurs se situent sur les dermatomes des racines nerveuses par phénomène de compression de ces nerfs. On appelle ces douleurs « irradiations ».
La plupart des irradiations concernent le nerf sciatique (sciatalgie) ou le nerf crural (cruralgie).
Quelles solutions contre la lombalgie ?
En fonction du type de lombalgie, vous pouvez retrouver des traitements médicaux et chirurgicaux en fonction de la gravité du problème.
Mais, en ce qui concerne la lombalgie commune, la plus répandue, le meilleur traitement reste l’approche thérapeutique telle que l’ostéopathie (phase aigüe) et la kinésithérapie.
Le traitement, comme défini au-dessus, doit être une approche globale.
– Adapter ses contraintes de travail (position, sédentarité, stress,…)
– Améliorer son hygiène de vie (alimentation et hydratation, activité physique, stress)
-Suivre les conseils de son kiné
Pourquoi faire de l’exercice contre les problèmes de dos ?
Le rôle de l’Irisine :
L’irisine est une hormone, découverte il y a peu, qui est sécrétée après un effort. Elle permet à la colonne vertébrale et plus précisément aux disques intervertébraux de mieux résister aux futures contraintes mécanique. En effet, elle a le pouvoir d’augmenter l’activité cellulaire au sein de ce disque !
Le rôle des nervi nervorum et nervi vasorum :
Le nerf est le tissu de communication du corps. Il partage toutes les informations nécessaires pour gérer les mouvements, il capte les agressions externes, … Mais le nerf est supplée de mini-nerfs (nervi nervorum) et mini-vaisseaux sanguins (nervi vasorum) qui prennent soin de ce dernier.
Quand la sédentarité prend le dessus sur le mouvement, les nervi nervorum et vasorum peuvent se faire comprimer et donc altérer les fonctions du nerf en question. Le résultat peut être des symptômes irradiants sur un trajet précis.
Il se passe exactement la même chose au niveau de la circulation intra-musculaire. Un muscle trop étiré ou contracté comprime ses vaisseaux sanguins, ce qui résulte en une ischémie (manque d’apport de sang transitoire). La conséquence étant une douleur musculaire diffuse dans la région donnée.
C’est pour cela qu’après une période d’inactivité, le sport fait du bien. Le corps de mobilise, tous les tissus bougent, les nerfs et les vaisseaux sanguins respirent et remplissent à nouveau leur rôle correctement.
Alimentation
Bien manger, ça veut dire quoi ?
Il faut respecter la bonne quantité, la bonne qualité, le tout espacé dans le temps.
La quantité
Ni trop, ni trop peu car le corps a autant besoin d’énergie qu’il en utilise…
Trop manger engendre du stockage, manger trop force à tourner au ralenti.
Pour avoir un ordre d’idée, O. Bourquin donne les conseils suivants :
– deux doigts de produits laitiers
– votre taille en gramme pour les protéines
– votre poing fermé en féculents
– 20 à 30g de chocolat noir
– 250g de légumes
La quantité est toujours subjective, mais tenez compte de votre dépense.
Un sportif n’a pas les mêmes besoins qu’une personne âgée…
S’il vous est trop difficile de respecter des portions adaptées, faites-vous aider par un(e) nutritionniste/diététicien(ne).
La qualité
Une alimentation de qualité est riche et équilibrée en protéines, lipides, glucides, vitamines, minéraux et pauvre en acides gras trans (préparations industrielles), etc.
Nos repas ne contiennent pas toujours ce dont notre corps a besoin. Il est donc intelligent de suivre ses carences et d’y apporter les solutions adaptées pour y faire face.
Les compléments alimentaires (de qualité encore une fois) rempliront ce rôle à la perfection. Des antioxydants, des vitamines, des minéraux, tout se trouve.
N’oubliez pas de demander l’avis de votre docteur/doctoresse si vous avez des conditions de santés chroniques ou une médication régulière !
La qualité d’une alimentations de retrouve aussi dans sa fabrication. En privilégiant la production locale (à échelle de votre pays ou région), vous minimisez les risques de faire face à des aliments bardés de fertilisants, o.g.m. et autres moyens de gonfler et d’embellir vos aliments. C’est une première protection contre les maladies déclenchées par l’ingestion de tous ces agents pathogènes.
Le temps
Le temps entre les tables
Mieux vaut manger un petit peu régulièrement ou un peu plus moins souvent ?
Une fois de plus, pas de règle d’or, tout dépend de ce que vous ingérer…
Comptez tout de même 4 repas sur une journée :
– un petit-déjeuner
– un repas de midi
– un gouter
– un repas du soir
À intervalle de 4h, vous laissez le temps à votre corps d’utiliser ses différentes ressources.
En multipliant trop les repas, le corps n’aura pas le temps de tout dépenser et choisira la voie du stockage…
Le temps à table
Quel luxe pour le corps d’avoir une bonne heure devant soi pour manger.
Une mastication lente et répétée favorisera l’utilisation de la salive tout comme l’ingestion des nutriments dans nos intestins et évitera la surcharge de travail de notre estomac.
Ce serait dommage de se préparer un repas 5 étoiles, bien équilibré, riche en tout ce qu’il faut et que votre système digestif ne puisse en profiter car tout a été gobé…
Vous avez donc la recette idéale pour bien manger mais aussi bien assimiler les aliments !

Environnement
En médecine moderne, l’environnement occupe une part toujours plus importante dans la prise en charge des patients. Il en va de même dans l’approche du kiné, de l’ostéopathe ou autre thérapeute désirant d’améliorer votre quotidien lorsque vous le consulter.
L’environnement représente la composante sociale de l’approche « bio-psycho-sociale » (BPS).
C’est la volonté de prendre en compte les interactions que vous avez avec votre entourage familiale, professionnel et privé et voir quel impact elles ont sur votre santé physique.

Face à une maladie, nous ne sommes pas tous égaux à traitement égal. Notre génétique, notre hygiène de vie, notre système d’interprétation de la douleur, nos expériences font façonner notre réponse au traitement. Ce sont les facteurs biologiques et psychologiques du modèle BPS et il est compliqué d’avoir un impact dessus.
Cependant il est plus facile d’apporter quelques changements dans vos relations. En évitant les gens « toxiques », les débats houleux, ou tout simplement votre manière d’aborder les choses, vous adoptez une ouverture d’esprit et une sérénité bénéfique dans la gestion de vos douleurs et donc dans le temps de rééducation de votre pathologie.
Alors ouvrez-vous, faites du tri, changez votre vision des choses, riez aux éclats pour ménager votre santé mentale et votre physique !

Blessure
Une blessure est vite arrivée, essayons de comprendre pourquoi et repartons sur de bonnes bases !

- Préparation insuffisante
Vous manquez d’échauffement, vos muscles et tissus environnant, vos articulations ne peuvent encaisser la charge de travail que vous allez leur imposer.
Vos muscles ne sont peut-être pas encore assez oxygénés, vos articulations n’ont peut-être pas été titiller dans leurs limites. De manière globale, votre corps n’est donc pas prêt à être solliciter comme vous le désirez.
Aussi, votre échauffement n’est pas adapté à votre pratique. Plus elle exige des mouvements de grande amplitude, plus vous avez intérêt à échauffer vos articulations dans ces amplitudes. Pour les sports de précision, il est également dans votre intérêt de préparer les gestes que vous allez faire, pareil pour les activités explosives. - Surcharge de travail
« L’excès nuit en tout » ou « c’est la quantité qui fait le poison ».
Dépasser sa capacité de travail et de stress physique, c’est s’exposer à des risques de pathologies de surcharge telles que les tendinopathies (tendon), les déchirures (muscle) ou encore les fractures de stress/fatigue (os).
Les sollicitations, durant les activités sportives, sur les tissus musculaires, tendineux, osseux, provoquent des micro-lésions de ces tissus. Le corps prend en charge ces traumatismes afin de reconstruire de la fibre musculaire, de la matière osseuse, etc.
Un excès de sollicitations aboutit à une incapacité du corps à se régénérer. - Manque de récupération
Le corps et ses cellules adorent être sollicités progressivement, gentiment et parfois de manière intense, ça leur permet de s’améliorer. Mais sachez que la philosophie de notre corps ressemble à « après l’effort, le réconfort »… S’accorder du temps de repos, c’est mettre toutes les chances de son coté pour être encore plus performant. Et comme écrit dans le paragraphe précédant, l’excès nuit en tout.
Portez donc une attention particulière sur la quantification de stress apporté lors de vos activités. Mieux vaut trois pas en avant, deux pas en arrière que l’inverse !
Découvrez ci dessous le schéma explicatif développé par l’organisme « La Clinique Du Coureur » :

Attention : Pour des informations adaptées et personnalisées, veuillez vous adresser à votre kinésithérapeute de référence.
RÉCUPÉRATION
La récupération est la période pendant laquelle on octroie au corps la possibilité de se refaire, de se régénérer afin d’être plus résistant, plus fort, plus performant, plus endurant.
Les scientifiques sont en constante recherche pour trouver le meilleur outil de récupération musculaire après l’effort. Tous se valent en fonction du contexte d’activité, le conseil le plus important sur la récupération est de trouver celui qui vous correspond le mieux et principalement celui qui a l’effet le plus bénéfique sur votre mental.
Découvrez ici quelques moyens de récupération accessibles à tout un chacun.
- Récupération active
Comme les cyclistes au Tour de France, une fois l’activité physique terminée, on enchaine avec du vélo d’appartement ou du jogging, une activité moins intense et moins traumatisante. Cela permettra au corps de continuer l’irrigation des muscles, de progressivement revenir à une respiration plus calme. - Etirements
Après une séance de sport, de très légers étirements maintenus pendant quelques secondes, tout au plus, permettent un retour au calme agréable pour le corps et l’esprit. Ils jouissent de l’effet « détente » par leur action sur les récepteurs à la douleurs. - Thermo-récupération
Certains préfèrent l’eau chaude, d’autres l’eau froide. Ce qui est sur, c’est que le débat est éternel. Nombreux athlètes de haut niveau pratiquent ce type de récupération, en se plongeant dans un bain d’eau froide, cependant ce n’est pas adapté à tout le monde.
Pour avoir une action favorable sur la circulation sanguine, une alternance d’eau chaude et d’eau froide, tels que les bains écossais, s’avèrent être idéal par l’effet de vasoconstriction-vasodilation des vaisseaux sanguins. - Massages
Le massage est surement le remède le plus plébiscité par les sportifs, récréatifs ou professionnels. La détente et le bien-être provoqués par le massage n’est pas à remettre en question. C’est pourquoi ça fait de lui un moyen de récupération musculaire non négligeable. - En plus de ces moyens de récupération, vous pouvez trouver ci-dessous quelques outils utiles au retour au calme:
Attention : Pour des informations adaptées et personnalisées, veuillez vous adresser à votre kinésithérapeute de référence.
Douleur

La douleur est un signal d’alarme interprété par notre cerveau et exprimée par une sensation désagréable au niveau de notre corps.
Elle a pour but principal de nous protéger en nous avertissant d’un problème.
Elle a généralement comme origine une agression externe soit traumatique, infectieuse, chimique ou neurologique.
Les différentes sensations sont récoltées par les nocicepteurs ou récepteurs à la douleur, qui sont les points de départ de circuits électriques qui font remonter les informations récoltées jusqu’au cerveau où elles seront interprétées comme noté plus haut.
On parle de douleur aigüe quand elle est à caractère éphémère ou chronique quand elle présente depuis plusieurs semaines/mois.

Chaque individu présente une sensibilité à la douleur différente de son voisin. Certaines personnes ont un seuil douloureux très bas, donc pour chaque stimulus (pincement, coup, mauvais mouvement) le corps déclenchera une douleur importante.
A l’inverse, d’autres ne ressentiront presque aucune gêne alors que le stimulus pourrait éventuellement leur porter préjudice.
Dans les cas de dysfonction du système de la douleur, le quotidien de la personne qui en souffre peut devenir compliqué. Si toute action trop violente pour le corps n’est pas une menace, alors vous souffrirez de tout type de pathologies qui n’aurait pas dû se déclarer. Au contraire, en étant hypersensible, tout ce qui peut être « gênant » sera très douloureux et la personne sera réticente dans beaucoup de situations.
Celui ou celle qui présente une hyposensibilité du système de la douleur aura tendance à se blesser rapidement, n’ayant pas une écho de ses alarmes préventives. Tandis que la personne hypersensible aura du mal à se remettre à 100% de ses blessures, ayant des signaux d’alarmes en permanence, alors qu’aucun dommage ne persiste dans la zone lésée.
En rapport avec le santé corporelle physique des tissus mous et durs, il est important de prendre en compte sa propre sensibilité pour pouvoir au mieux appréhender la situation.
Exemple : vous subissez une entorse de cheville, vous êtes à l’agonie, votre monde s’effondre à cause de la douleur. Vous décidez de vous faire soigner par un kinésithérapeute. Vous marchez mieux, vous arrivez à reprendre votre activité sportive mais une douleur persiste. Avant de vous dire « ma cheville est encore foutue », pensez au système de la douleur, la dysfonction peut venir de lui et pas forcément de la cheville…
Attention : Pour des informations adaptées et personnalisées, veuillez vous adresser à votre kinésithérapeute de référence.
Sommeil
Attention : Pour des informations adaptées et personnalisées, veuillez vous adresser à votre kinésithérapeute de référence.
